NDLR
: Suite à une demande d'audience au rectorat de la part de l'intersyndicale
de lutte contre la précarité du Rhône, nous inscrivons
ici le contenu d'un échange téléphonique entre
le rectorat et l'intersyndicale
Source : PAS69
Chers collègues,
voilà la retranscription la plus fidèle possible de ma
conversation téléphonique de ce soir 17.45 [19 mai] avec
la secrétaire au Rectorat. J'espère qu'elle correspond
bien à ce que nous avions décidé.
C'est tout à fait dans la lignée du refus du Secrétariat
Général de nous donner les adresses des lieux d'épreuves
des concours internes, où nous voulions diffuser notre questionnaire.
Ca se passe de commentaire.
[...]
- Ici le syndicat Sud Education, je vous appelle à propos de
la demande d'audience auprès du Recteur faite pour le mercredi
26/05.
- Oui, alors il faut que vous sachiez que quand vous décidez
d'une date (...) ah oui, je vois que vous parlez aussi d'un rassemblement
- il faudrait que vous compreniez que je ne suis pas forcément
disponible pour vous recevoir.
- Que proposez-vous ?
- Le mercredi 2 juin à 18.00.
- D'accord, mais je crois qu'il reste à fixer le nombre de délégués.
- Oui, alors, je veux bien recevoir un délégué
de Sud Education, car la lettre de demande vient de vous, un de la CGT,
parce que c'est un syndicat représentatif, mais le PAS, là,
je ne sais même pas ce que c'est, qu'est-ce-que c'est ?
- C'est un syndicat du premier degré.
- Mais ça veut dire quoi, PAS ?
- Pour une Alternative Syndicale.
- Oui, voilà, alors eux pas question, et ceux de la CNT, je ne
les connais pas et je ne veux pas les connaître.
- Vous avez tort !
- Ecoutez, c'est à prendre ou à laisser.
- Cette demande est le fruit d'un travail intersyndical mené
à quatre organisations et nous n'entendons pas...
- Ecoutez, je ne marche pas aux menaces.
- Mais ce ne sont pas des menaces ! Vous me dites que c'est à
prendre ou à laisser, et je suis en train de vous expliquer qu'on
laisse. Il n'est pas question pour nous de ne pas être reçus
à 4.
- Tant pis, mais dites-bien à vos collègues ce que j'ai
dit.
- J'y comptais bien.
- Oui, c'est pour ça, je tenais à vous avoir directement,
car parfois, on dit que mes propos sont déformés.
- Je les ai bien notés.