Paroles
 
Retour à l'Accueil
Propos recueillis au fil des jours...
 
Retour à Paroles

  Chronique...
Lundi 19 mai : grande journée nationale de mobilisation.
Nombreuses écoles fermées, profs des collèges et lycées majoritairement en grève.

Et bien moi, ce matin je me retrouve seule de mon école à faire grève. Au mieux, si j'ai bien compris, c'est le début d'une grève tournante et c'est moi qui commence. Au pire…on baisse les bras !
Mais je ne veux pas y penser.
Je me sens très seule.

Je vais à l'école à 8 heures pour distribuer des tracts et rencontrer quelques parents. Ils sont compréhensifs dans l'ensemble et pas en colère puisque l'école est ouverte et accueille même certains enfants de ma classe. Les discussions sont très intéressantes. Mais quand j'ai à répondre à quelques parents enseignants, qui eux sont en grève et ne comprennent pas à quoi sert d'être seule en grève (les pourcentages etc…), je me sens mal ! J'ai beau argumenter et défendre la position de mes collègues (ne pas se rendre encore plus impopulaires en fermant les écoles) je me sens vraiment mal.

A la manif, l'après-midi, tout le monde est là. Je continue à me sentir seule dans la foule.
Les autres semblent savoir… mais moi, que vais-je faire demain ?

16h00 : je m'éclipse de la manif pour rejoindre l'école et faire le point avec les collègues. Quand j'arrive, les choses semblent s'être décidées. Une collègue sera en grève demain, une autre jeudi.

Si c'est une manière de résister c'est mieux que rien.

sofee


haut de page
retour à Paroles