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A
Monsieur le Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle
75007 Paris
Objet
: Roland Veuillet
Grenoble,
le 3 février 2007
Monsieur le Ministre de l'Education nationale,
ROLAND VEUILLET
VA T-IL MOURIR SANS QUE VOUS N'INTERVENIEZ ?
L'Union des
Alternatives Syndicales vous pose cette question au 40ème
jour de la grève de la faim de Roland Veuillet, conseiller
principal d'éducation, qui subit une sanction, pour s'être
opposé en 2003, au remplacement de grévistes par des
personnels précaires.
Si Roland Veuillet en est arrivé à cette solution
extrême, c'est parce qu'il est victime d'une injustice indigne
de notre république, la sanction constituant une entrave
manifeste au droit syndical.
Pourquoi ne tenez-vous pas compte de l'avis du Conseil Supérieur
de la Fonction Publique, qui a condamné cette sanction ?
Nous vous prions, Monsieur le Ministre, d'intervenir tant qu'il
est encore temps pour sauver notre camarade, qui atteint ces jours-ci
le seuil critique des conséquences irréversibles.
Nous vous demandons simplement de faire respecter un droit inscrit
dans notre constitution.
Sachez qu'en
cas de suites médicales graves, nous userons de tous les
moyens légaux pour informer l'opinion publique de votre attitude
et nous n'hésiterons pas, avec d'autres, à vous attaquer
pour non assistance à personne en danger, car c'est le Ministère
qui, à cause de son incroyable obstination, porte l'entière
responsabilité de la situation.
Nous vous prions
de croire, Monsieur le Ministre, à notre attachement au service
public de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur
et de la Recherche.
Pour l'Union
des Alernatives Syndicales
Recevez nos
meilleurs sentiments alternatifs.
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