Le
gouvernement De Villepin liquide
le code du travail,
la
solidarité,
méprise et réprime la jeunesse !
Enseignants,
pouvons-nous rester en retrait ?
Vous trouverez
dans le tract joint sur le CPE des arguments contre ce " contrat
" et pour une mobilisation citoyenne aux côtés
de la jeunesse.
| Voilà
deux mois que les lycéens et les étudiants mènent
une lutte exemplaire, dans des conditions difficiles : bac blanc,
partiels, vacances d'hiver en trois zones. Ils ont maintenu
la mobilisation grâce à un travail énorme,
des AG démocratiques, des coordinations nationales et
des manifestations dans toute la France, permettant à
la grande journée contre le CPE du 7 mars d'être
particulièrement réussie et de renforcer considérablement
le mouvement de grève dans les universités.
Le soutien
à la jeunesse ne s'est pourtant pas exprimé
de manière idéale. Les grandes confédérations
syndicales ont appelé à manifester sans pour
autant appeler clairement à la grève, ce qui
était pour le moins contradictoire. Pourtant, les collectivités
territoriales, certains services publics et bon nombre d'entreprises
privées étaient bien représentées
dans les manifestations.
Les appels à la grève dans l'Education Nationale
ont été faibles, et la mobilisation des enseignants
dans la rue assez marginale.
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Alors
que les cortèges des étudiants et des lycéens
étaient extrêmement denses, le calcul du nombre
de manifestants n'en a apparemment pas tenu compte et a donné
lieu à des chiffres largement inférieurs à
la réalité (et hélas pas que ceux donnés
par la police) !
Le gouvernement
répond à cette mobilisation exemplaire de la
jeunesse par l'absence totale de concertation, par le passage
en force à l'Assemblée et par la répression.
De nombreux jeunes, qui n'ont fait qu'exprimer pacifiquement
et dignement leurs opinions, ont été agressés
ou interpellés par la police. Le comble étant
de voir les CRS déloger les étudiants qui occupaient
la Sorbonne, alors que ces derniers réclamaient justement
l'ouverture des locaux, fermés par les pouvoirs publics.
Des présidents d'université (de Nantes, de Toulouse,
de Nanterre) ont eux écrit à De Villepin pour
réclamer le retrait du CPE.
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Le
CPE, tout le monde le sait, n'est qu'une étape dans le démantèlement
du Code du travail et de la Fonction publique. Prochaines victimes,
le CDI, les fonctionnaires ?
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Notre
service public d'Education est lui aussi attaqué de
toutes parts.
Moyens insuffisants, pressions politiques sur les programmes
(méthodes de lecture, colonisation), pilotage et management,
LOLF, politique de résultats et de mise en concurrence,
évaluationnite, menaces sur la maternelle, sur le rural,
sur l'AIS, sur les ZEP, fin du collège unique avec
l'apprentissage à 14 ans, mais aussi contrôle
des citoyens, avec la biométrie, les bases-élèves,
le policier référent présent dans l'établissement,
la tentation de nous faire collaborer pour dénoncer
les sans-papiers ou les futurs délinquants qu'on traquera
bientôt dans les crèches
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Contre le
CPE et la destruction de nos conquêtes sociales, il faut amplifier
la mobilisation, et mieux soutenir la jeunesse, exemplaire. La collaboration,
les poignées de main, les signatures résignées
au bas d'un plan " social ", les courbettes devant un
patronat arrogant, ça suffit !
Le
salut ne viendra pas d'en haut.
Nous appelons à participer aux manifestations contre
le CPE du 16 et du 18 mars.
Des
préavis de grève ont été déposés
pour le 16.
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