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CONTRAT
NOUVELLE EMBAUCHE
CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE
SOLDES : TOUT DOIT DISPARAITRE !
Code du travail
condamné, conventions collectives dénoncées,
protection des travailleurs sans emploi supprimée... Toutes
les attentes du MEDEF sont peu à peu satisfaites par le gouvernement.
Pendant que
le patronat continue sa campagne de licenciements massifs (800 licenciements
décidés chez SEB il y a peu), le gouvernement veut
nous faire croire que les ennemis de l'emploi sont le Code du travail,
les réglementations, les cotisations patronales etc.
: le patronat, accablé par les cotisations sociales et contraint
par le code du travail, ne pourrait pas embaucher comme il le voudrait.
| CPE
/ Après le contrat nouvelle embauche, le contrat première
embauche est le nouveau coup porté par le gouvernement
au Code du travail. Deux ans de licenciement possible sans justification,
exonération des cotisations patronales et pour finir
une indemnisation chômage de 460 euros par mois pendant
deux mois seulement. Il s'agirait ainsi de créer des
emplois tout en favorisant l'insertion des jeunes dans la vie
active. |
| Qui
peut croire ces mensonges ?
Qui peut
croire un instant que les jeunes vont pouvoir ainsi entrer
solidement dans la vie active et devenir autonomes ? Avant
le CPE, une majorité de jeunes devaient déjà
se loger chez leurs parents, faute de revenus suffisants.
Avec le CPE, l'accès au crédit et au logement
deviendrait impossible : quelles banques prêteraient
de l'argent, quels propriétaires loueraient un logement,
à un jeune licenciable à tout moment ?
Le gouvernement ne retient pas la leçon des événements
des banlieues de novembre 2005, qui ont souligné l'absence
de confiance des jeunes en l'avenir et le mépris que
ressentent les jeunes des quartiers dits sensibles. Le CPE,
un symbole d'espoir et de respect ? Il ne ferait qu'aggraver
la précarité et le désarroi de la jeunesse.
L'apprentissage à 14 ans est déjà une
insulte faite aux jeunes et aux exigences d'une éducation
de qualité pour tous, en même temps qu'un contresens
économique.
Alors que des études prouvent que les entreprises tirent
profit, en terme de productivité, d'un haut niveau
de formation, de statut et de salaire de leurs salariés,
elles ont depuis longtemps recours aux CDD, à l'intérim
et peuvent réduire facilement leurs effectifs grâce
aux dispositifs existants. Rien ne les empêche de licencier,
même lorsqu'elles font des bénéfices.
Au fil des années, les gouvernements successifs ont
fourni
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au patronat
les moyens légaux de licencier de plus en plus facilement
et de recourir à l'emploi jetable, pour plus de profit
des actionnaires à court terme, mais certainement pas
pour la bonne santé économique des entreprises
(la productivité française est reconnue comme
la meilleure du monde, ce qui attire de nombreux investisseurs
étrangers, mais elle ne risque pas de le rester longtemps,
avec les coups portés à l'Education et au Code
du travail).
Le patronat ne s'est pas privé de ces " aides
" gouvernementales, l'augmentation constante du chômage
et la précarisation des emplois étant là
pour le prouver, malgré le maquillage des radiations
de l'ANPE. Et ce n'est pas une nouvelle mesure comme le contrat
première embauche qui va changer cela. Au contraire.
Quant aux baisses de cotisations, les dizaines de milliards
qui ont été accordés au patronat ces
dernières années n'ont servi qu'à engraisser
un peu plus les actionnaires et à creuser toujours
plus les déficits des caisses de l'UNEDIC, de la sécurité
sociale, sans que pour autant une pluie d'emplois (annoncée)
nous ait inondés.
Le vrai
objectif du CPE est de détruire le contrat à
durée déterminée et toutes les protections
qui s'y rattachent. Comment monter un syndicat, faire appliquer
sa convention collective, défendre ses droits quand
on a le statut d'un journalier et qu'on risque son emploi
?
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Le
code du travail liquidé
A
travers ce coup porté à la jeunesse qu'est le CPE,
c'est tout le plan de destruction des conquêtes sociales qui
continue.
D'un coté,
on met la pression sur les travailleurs privés d'emploi en
radiant massivement, en baissant leurs allocations ou en les supprimant.
De l'autre, on contraint ceux qui ont un emploi à accepter
des reculs sociaux, la fin des 35 h, des baisses de salaires, la
précarité, etc ... Prochaines victimes, les CDI, les
fonctionnaires, et ce qui reste des services publics ? Prime d'exécution
touchée par les actionnaires ?
La
situation sociale devient critique et la misère progresse
à pas de géants.
Les nouveaux
contrats précaires plongent des dizaines de milliers de travailleurs
dans une pauvreté durable, 12 millions de français
vivent avec moins de 843 euros par mois et 4 millions mangent aux
restos du coeur (chiffres de I 'INSEE).
Des dizaines de milliers de travailleurs privés d'emplois
se sont fait radier des Assedic et sont allés grossir le
1 200 000 de RMIstes. Le quart des sans domicile fixe sont des travailleurs
dont les salaires ne leur permettent pas de trouver un logement.
Des intérimaires dorment dans leur véhicule sur des
parkings de zone industrielle ... Pour le confort des cartons et
des voitures sans doute
La
seule réponse du MEDEF/UMP à tout cela
Toujours
plus de précarité et de sécuritaire.
Les
usines ferment, les prisons s'ouvrent. Quand Guillaume Sarkozy,
grand patron du textile, délocalise des usines en Chine,
son frère Nicolas, ministre de l'Intérieur, envoie
les CRS contre les salariés et les syndicalistes, surtout
quand ces derniers luttent contre des délocalisations ou
des suppressions de postes. C'est une mécanique bien huilée.
Combien de temps encore allons-nous supporter les régressions
sociales et laisser agir les " Social killers " alors
que les bénéfices des entreprises françaises
ont augmenté de 24% en 2005, que les patrons français
sont les mieux payés du monde après les Etats-Unis
(100 000 euros par mois rien qu'en retraite complémentaire
pour l'ex PDG de Carrefour), quand la plupart des petits patrons
ne se reconnaissent pas dans le MEDEF ?
Contre
le CPE et la destruction de nos conquêtes sociales, il est
grand temps de se mobiliser. La collaboration, les poignées
de main, les signatures résignées au bas d'un plan
" social ", les courbettes devant un patronat arrogant,
ça suffit !
Certains peuvent espérer des prochaines élections
un gouvernement moins à la botte du patronat. !? Pour cela,
il faut porter au pouvoir des candidats porteurs d'une véritable
alternative de gauche, répondant aux besoins réels
des citoyens et favorisant la démocratie participative, dans
l'entreprise comme dans la société, car le salut ne
viendra pas d'en haut.
| Nous, enseignants, en appelons à un sursaut
citoyen, alors que le service public d'Education est lui aussi
attaqué de toutes parts. Une société de
progrès a besoin d'une jeunesse bien formée (accès
aux savoirs, savoir-faire, solidarité, travail en équipe,
esprit critique, créativité) et confiante en l'avenir. |
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