|
ECOLE,SERVICES
PU LICS,BANLIEUES,SOCIETE :
DES TAS D URGENCES !
Nous,enseignants
de l Ecole publique laïque et républicaine,nous
sommes profondément choqués quand les valeurs que
nous enseignons à l école sont bafouées,y
compris par l Etat lui-même.
Nous accueillons tous les en ants qu on nous con ie :qu ils
soient blacks,
blancs ou beurs,qu ils soient riches ou pauvres,avec ou «
sans papiers »,et quelles que soient les opinions politiques
ou les croyances religieuses de leurs parents.
Nous leur apprenons
à vivre ensemble,à prendre conscience des droits et
des devoirs de chacun.Nous essayons de donner du sens à leurs
apprentissages.Nous nous e forçons de les faire tous progresser,sur
des
chemins souvent chaleureux et joyeux.Pour apprendre,les enfants
ont besoin de sérénité,de respect,de tolérance
et de solidarité.Nous sommes les garants de ces bonnes conditions
d apprentissages.
Or nous constatons
que le service public d Education se dégrade,comme
les autres services publics.Classes chargées,réseaux
d aide incomplets,
disparition des aide-éducateurs,concentration des écoles,
crédits culturels en baisse,diminution des moyens pour la
ormation des enseignants
En même
temps,une logique comptable de management nous demande
de aire du chiffre,de multiplier les évaluations,avec sans
doute la perspective de mettre les écoles en concurrence,de
« se battre pour les bonnes places » (les inscriptions
dans les « bonnes écoles » se aisant au détriment
des familles dé avorisées),étape avant de privatiser
l Education Nationale ?
En même
temps également,la vie des quartiers se dégrade de
plus en plus :
-immeubles vieillissant,rénovation trop lente ou excluant
les plus défavorisés
-détresse économique et sociale de zones aux taux
de chômage records
-discriminations à l embauche
-économie souterraine accompagnée de violences multiples
: machisme,drogue et alcool,vols,dégradations
-accompagnement des jeunes af aibli dans les écoles,collèges
et lycées par la diminution de surveillants et d aide-éducateurs
(ou assistants d'éducation)et hors temps scolaire par la
suppression des emplois-jeunes et par la mise en difficulté
des associations par de très sensibles baisses de subventions
-politique de prévention remise en cause par l abandon
de la police de
proximité,censée établir des liens de confiance
avec les jeunes
-répression,tolérance zéro,contrôles
au aciès et bavures policières
|