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Union des alternatives
syndicales
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Monsieur
le Ministre
Ministère Jeunesse Education Recherche
110 rue de Grenelle,
75 357 Paris SP 07
Objet : Jours fériés
et Pentecote
Marseille, le 28 avril
2005
Monsieur le Ministre
Faire du lundi férié
de pentecôte la journée nationale de travail au profit des
anciens, n'est qu'un camouflage culpabilisant pour celles et ceux qui
ne se plieraient pas à cet effort de charité chrétienne.
Ce nouvel élément de régression social n'offre à
nouveau que la possibilité de sacrifices supportés par ceux
qui se serrent déjà la ceinture.
Mais cet exemple n'est qu'un révélateur parmi d'autres de
l'archaïsme des jours fériés
Depuis longtemps,
on traîne tous les ans comme jours fériés en période
scolaire un lundi de Pâques, un 1er mai, un 8 mai, un jeudi de l'Ascension
et un lundi de Pentecôte.
Que signifient des jours fériés religieux dans un pays républicain
et laïc, avec séparation de l'Eglise et de l'Etat et où
d'autres religions que la chrétienne peuvent revendiquer d'autres
jours fériés ?
Quant aux 1er et 8 mai, si utiles pour rythmer notre mémoire des
luttes et des résistances contre l'oppression, ne pourrait-on pas
les fêter tout aussi dignement et efficacement le premier et le
second week-ends de mai ?
Or ces cinq jours
forment justement une semaine de travail. Nous demandons donc la création
d'une sixième semaine de congés payés.
Pour nous, dans l'Education
Nationale, cette sixième semaine pourrait constituer une partie
des jours de vacances à récupérer (avec des congés
d'été plus courts) afin de passer enfin à des journées
scolaires allégées et plus efficaces : 4h en cycles 1 et
2 et 5h en cycle 3 par exemple, sur cinq jours.
L'argent économisé par des gains de productivité
conséquents en mai (Etat, entreprises) grâce à la
suppression des ponts, remplacés par la sixième semaine,
financerait en partie les postes d'animateurs culturels et sportifs supplémentaires
dont on aurait besoin pour compléter ces journées scolaires
allégées.
Une RTT mieux organisée permettrait également aux parents
d'être beaucoup plus disponibles chaque jour pour la vie familiale
(et personnelle) avec cette fois de massives créations d'emplois
stables et le refus de l'annualisation imposée et des cadences
infernales.
Mais comment envisager un troisième trimestre sans ponts ?
Le rythme reconnu efficace est de 6 à 7 semaines de travail. Pourquoi
alors ne pas respecter cette durée pour les périodes scolaires
en les étalant entre 6 et 8 semaines. Durée d'autant plus
acceptable que l'on prendra en considération la durée quotidienne
de travail.
Quand aux stations de ski, la cadence actuelle du réchauffement
climatique devrait rapidement régler le problème de la minorité
de scolaires bénéficiant de vacances de neige.
Considérant donc ce jour de pentecôte comme un jour normal
de travail nous n'acceptons pas de voir notre journée de labeur
récupérée pour palier les manques de gestion de l'Etat.
La solidarité ne saurait se confondre avec la charité.
Pour toutes ces raisons,
l'Union des Alternatives Syndicales appelle à la grève
le lundi 16 mai 2005 et au travail tous les jours fériés
suivant, la sixième semaine de congés payés étant
décrétée.
Udas, Union des Alternatives
Syndicales
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