| Communiqué
de l'Udas envoyé à la CNT
Soutien de l'Udas
à la CNT
Le climat antisyndical
et l'esprit sécuritaire qui se développent, touche cette
fois ci la CNT.
Nous ne pouvons tolérer que les libertés d'organisation
et d'expression soient ainsi remises en question. Les libertés
et droits syndicaux le sont pour toutes et tous, pour toutes organisations
syndicales.
L'Union des alternatives syndicales apporte donc son soutien à
la CNT.
L'Udas le 20 février
ci-dessous le communiqué de la CNT
Communique de la CNT
Interco 44
Nantes, Paris. Deux
faits. Deux inquiétantes remises en cause policières et
politiques de locaux syndicaux
NANTES : Par décision d¹expulsion prise par le maire de Nantes,
des forces de police ont pénétré au sein de la maison
des syndicats le 27 octobre 2004 au petit matin pour appréhender
des familles étrangères qui avaient trouvé refuge
dans ces locaux. Cette intervention ne se justifiait aucunement : les
familles n¹étaient là que depuis quelques jours, personne
n'était débordé par une situation sanitaire ou humaine
ingérable, aucun des utilisateurs de la bourse du travail ne s'était
plaint. Et cette descente de basse police, qui plus est à l'initiative
d¹une mairie socialiste, bafoue l'espace syndical, avec toute la
charge d'une violence symbolique envers un symbole historique de la combativité
ouvrière.
PARIS : Un concert de soutien organisé samedi 12 février
2005 dans les locaux confédéraux de la CNT, 33 rue des Vignoles,
est l¹objet d¹une descente musclée de police, plus de
deux cents agents, dont une trentaine en tenue anti-émeute, usant
de matraques, de tonfas et de gaz lacrymogènes. Militants et simples
spectateurs sont matraqués. Certains blessés ont des membres
cassés. Ils ont porté plainte auprès de la justice
contre ces exactions policières. Un commissaire de police plaidera
plus tard l'erreur et la disproportion de l¹intervention. Après.
Une militante est appréhendée, frappée dans le véhicule
de police, insultée avec force injures sexistes, racistes, homophobes,
et placée en garde à vue, pour n'être relâchée
que le dimanche après midi après 17 h d'interpellation et
de garde à vue. Elle est de plus convoquée le 29 mars au
TGI de Paris pour rébellion et outrages à agents, alors
qu'elle s'est fait matraquer menottée au sol. Une chaîne
spontanée de solidarité téléphonique s'est
mise en place pour demander sa libération au commissariat. La LDH,
Act Up, la CGT et Sud ont assuré la CNT de leur soutien.
Ce climat antisyndical
et policier, dans un contexte ultra sécuritaire envahissant, ne
peut laisser indifférent les militants syndicaux attachés
aux défenses de libertés. Toute banalisation de la répression
policière ainsi n¹est pas sans rappeler les pires heures de
notre histoire. Lorsque l'Etat s'attaque aux libertés syndicales,
le pire est à craindre. Les libertés d'organisation et d'expression
ne se négocient pas.
La CNT demandant instamment
aux pouvoirs publics que des sanctions soient prises contre les responsables
de ces violences et l'abandon des poursuites contre notre camarade.
On peut adresser un message de solidarité à la CNT, 33 rue
des Vignoles,
75020 Paris, tél 01 43 72 09 54 (fax : 01 43 72 95 34)
E mail : cnt@cnt-f.org
Nantes le 16 Février 2005
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