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L'Udas prend position...
 

Communiqué Udas du 03 juin 2003.
 

Les revendications actuelles du Mouvement Social ne sont pas de vaines protestations de printemps. Elles Interpellent le pays tout entier sur un choix de société.

Le gouvernement esquive sans cesse et compte sur l'illusion de la main tendue pour des négociations qui n'en sont pas. Il ne renonce pas pour autant à ses projets ; il les diffèrent, tout au plus.

La position du Mouvement Social est claire. Elles envisagent ses revendications non pas dans un souci corporatiste mais bien dans celui de l'intérêt de tous les citoyens de ce pays.

Aujourd’hui, le mouvement social doit faire face au durcissement de la position du gouvernement et aux violences policières qui commencent à avoir lieu comme à La Réunion ou à Calais... et bientôt ailleurs ?

L'Udas proteste vivement contre la dérive de la violence mise en avant par un gouvernement qui tente ainsi de dialoliser le Mouvement Social aux yeux de l'opinion publique.
L'Udas rappelle que le Mouvement est partie intégrante de l'opinion Publique et que personne n'est dupe des véritable enjeux du conflit actuel

Concernant les retraites, le Mouvement Social exprime son choix pour un autre mode de répartition de richesses.

Concernant la décentralisation, le Mouvement Social constate que le gouvernement n'a pas de véritable projet pour le justifier sinon celui de se soumettre à la pression de Bruxelles, aux contraintes de l'AGCS, de l'OMC et du G8. Oser faire croire à la baisse des impôts nationaux sans évoquer l'impasse des ressources des collectivités territoriales, l'augmentation inéviatble de leurs charges et donc de leurs impôts est indigne d'un gouvernement qui prétend respecter les citoyens.

Concernant l'Education Nationale, Il n'y a aucune justification à la décentralisation sinon celle de rompre avec un cadre national garantissant l'égalité de traitement pour tous et l'ouverture au marché du Service Public d'Education Nationale.

Concernant la santé, les décisions prises sur les remboursements des médicaments et les projets de loi pour la Santé en France, acquis du Mouvement Social de ces deux derniers siècles, ne masque ni la problématique des profits par les brevets des laboratoires ni l'ouverture au marché de la couverture sociale des soins médicaux.

Concernant la notion générale de Service Public, le marché ne résoudra jamais la question de l'égalité de traitement ne serait-ce qu'au travers des inégalités criantes de l'aménagement du territoire.

L'Udas fait appel au bon sens du gouvernement pour retirer ses projets et envisager un vaste débat dès l'automne dans le sens d'Etats Généraux pour un Autre Monde, pour la défense des Biens Publics Mondiaux, pour une nouvelle répartition des richesses au service d'un développement durable pour tous les pays de la Terre, pour une véritable prise en compte des nécessités de la protection des ressources et de la santé de la Terre...

Udas, le 05 juin 2003


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